Le retour du beau temps amène avec lui le retour d’un parasite tant redouté aussi bien pour nous que pour nos chiens.
Les tiques ne sont pas seulement une nuisance ; elles représentent un véritable danger pour la santé de nos compagnons à quatre pattes, car elles peuvent leur transmettre de nombreuses maladies. Heureusement, il existe aujourd’hui un large éventail de solutions pour garder votre chien en sécurité. Faisons le point sur les principales options anti-tiques, leurs points forts et leurs faiblesses, pour vous aider à faire le meilleur choix.
Sommaire
1. Colliers anti-tiques
Les colliers anti-tiques figurent parmi les solutions les plus anciennes et les plus populaires pour protéger les chiens contre ces parasites. Leur promesse principale ? Une tranquillité d’esprit sur le long terme. Mais comment fonctionnent-ils exactement et quels sont les points essentiels à connaître avant d’en équiper votre compagnon ?
Comment ça marche ?
Le principe est simple : le collier est imprégné de substances actives (acaricides et/ou insecticides) qui sont libérées progressivement et en continu. Ces substances se diffusent sur toute la surface du corps du chien, généralement via le film lipidique (le sébum) de la peau. Selon les molécules utilisées, le collier peut avoir une action :
- Répulsive : Il empêche les tiques de s’approcher ou de s’accrocher.
- Létale : Il tue les tiques qui entrent en contact avec la peau ou le pelage traité.
Cette libération lente assure une protection qui peut s’étendre sur une période allant de 3 à 8 mois, selon les marques et les modèles.
Les atouts qui séduisent de nombreux maîtres :
- Longévité et Simplicité : C’est l’avantage numéro un. Une fois mis en place, le collier agit pendant des mois. Fini le rappel mensuel de la pipette ou du comprimé. C’est la solution « on l’installe et on oublie (ou presque) ».
- Protection Continue : Tant que le collier est porté et actif, il offre une protection sans interruption, ce qui est crucial dans les zones à fort risque.
- Large Spectre : La plupart des colliers modernes ne se contentent pas de cibler les tiques ; ils agissent aussi très efficacement contre les puces et parfois contre d’autres parasites comme les poux, voire offrent un effet répulsif contre les moustiques et les phlébotomes (vecteurs de la leishmaniose), ce qui est un bonus non négligeable.
- Pas de Résidu Immédiat : Contrairement aux pipettes, il n’y a pas de zone « humide » ou de produit à laisser sécher après la pose.
Cependant, pour une efficacité optimale et une utilisation sereine, plusieurs points méritent attention :
- L’Ajustement est la Clé : C’est un point fondamental et souvent négligé. Pour que les substances actives se diffusent correctement, le collier doit être suffisamment serré pour être en contact (ou quasi-contact) avec la peau, sans pour autant gêner ou étrangler le chien. La règle « deux doigts » (pouvoir passer deux doigts à plat entre le collier et le cou) est un bon repère. Un collier trop lâche sera inefficace.
- L’Impact du Pelage : Chez les chiens à poils très longs, denses ou avec un sous-poil épais, la diffusion des principes actifs peut être moins homogène, réduisant potentiellement l’efficacité du collier, surtout sur l’arrière-train.
- Irritations et Allergies : Bien que généralement bien tolérés, certains chiens peuvent développer une réaction locale au collier (rougeurs, démangeaisons, perte de poils sous le collier). Il est essentiel de surveiller la zone du cou, surtout dans les jours qui suivent la pose. En cas de réaction, il faut retirer le collier et consulter un vétérinaire.
- La Question de la Sécurité :
- Risque d’ingestion : Si le chien (ou un autre animal du foyer) parvient à attraper et mâchouiller le collier, il y a un risque d’intoxication. Il faut couper l’excédent de longueur après ajustement.
- Contact avec les enfants : Les substances actives sont présentes à la surface du collier. Il est recommandé d’éviter que les jeunes enfants manipulent le collier ou dorment en contact étroit avec le chien qui le porte, et de se laver les mains après avoir manipulé le collier.
- Risque d’accrochage : Pour les chiens très actifs en extérieur (sous-bois, clôtures), il existe un risque (faible mais réel) que le collier s’accroche. Certains modèles intègrent des points de rupture de sécurité.
- Résistance à l’Eau : Vérifiez les instructions du fabricant. Certains colliers sont conçus pour résister à l’eau (pluie, baignades occasionnelles), mais d’autres peuvent perdre en efficacité ou en durée d’action s’ils sont fréquemment mouillés.
- Perte : Si le chien perd son collier, la protection cesse immédiatement. Il faut vérifier régulièrement qu’il est bien en place.
2. Pipettes (spot-on)
Qui ne connaît pas ces petites fioles pratiques ? Les pipettes, ou « spot-on », sont sans doute l’une des solutions anti-tiques (et anti-puces) les plus utilisées et recommandées par les vétérinaires. Elles offrent un bon compromis entre facilité d’usage et efficacité, généralement sur une base mensuelle.
Le principe du « spot-on » :
Le fonctionnement est ingénieux. Le contenu de la pipette, un liquide concentré en principes actifs, est appliqué directement sur la peau du chien, généralement en un ou plusieurs points le long de la ligne du dos, là où il ne peut pas se lécher (entre les omoplates). À partir de là, deux mécanismes principaux existent selon les produits :
- Diffusion cutanée : La plupart des pipettes anti-tiques fonctionnent ainsi. Les substances actives se mélangent au sébum (le film lipidique naturel de la peau) et se répartissent sur l’ensemble du corps en 24 à 48 heures, créant une sorte de bouclier protecteur. Les tiques sont tuées (ou parfois repoussées) au contact de la peau/du pelage.
- Absorption systémique (plus rare pour les pipettes uniquement anti-tiques) : Certains produits plus récents peuvent être partiellement absorbés dans la circulation sanguine.
La protection dure généralement quatre semaines, bien que cela puisse varier.
Pourquoi un tel succès ? Les avantages clés :
- Application (relativement) simple et rapide : En quelques secondes, le traitement est appliqué, sans nécessiter que le chien porte un accessoire en permanence.
- Action rapide et couverture complète : Une fois diffusé, le produit protège l’ensemble du corps du chien, et l’action commence généralement dans les 24 à 48 heures suivant l’application.
- Large spectre fréquent : Beaucoup de pipettes offrent une protection combinée : tiques, puces (souvent à tous les stades : œufs, larves, adultes), et parfois poux, acariens ou même certains vers, selon la formulation.
- Discrétion : Pas de collier visible, ce qui peut être un avantage esthétique ou pratique pour certains.
Mais comme toute solution, les pipettes demandent quelques précautions et connaissances :
- L’Art de l’Application : C’est un point critique ! Pour être efficace, le produit doit impérativement être appliqué directement sur la peau, et non sur les poils. Il faut donc bien écarter le pelage, surtout chez les chiens à poils longs ou fournis. Sur les grands chiens, il est souvent recommandé de répartir la dose en plusieurs points le long du dos.
- La Règle d’Or : Pas d’Eau (et pas de caresses) ! C’est l’inconvénient principal. Il est crucial de ne pas laver le chien et de lui éviter la baignade (ou une forte pluie) pendant les 48 à 72 heures avant et après l’application. L’eau peut « laver » le produit avant qu’il n’ait eu le temps de se diffuser correctement. Il faut aussi éviter de caresser la zone d’application tant qu’elle n’est pas sèche.
- Vigilance Cutanée et Toxicité Potentielle :
- Irritations : Des réactions locales (rougeurs, démangeaisons, perte de poils au point d’application) sont possibles, bien que rares. Si cela arrive, lavez la zone et consultez votre vétérinaire.
- Risque de Léchage : Assurez-vous que le chien ne puisse pas lécher la zone. Si vous avez plusieurs animaux, surveillez qu’ils ne se lèchent pas mutuellement.
- ATTENTION aux CHATS : C’est un point de sécurité VITAL. De nombreuses pipettes pour chiens contiennent de la perméthrine ou des molécules similaires qui sont extrêmement toxiques, voire mortelles, pour les chats. N’utilisez JAMAIS une pipette pour chien sur un chat et gardez les chats à l’écart des chiens fraîchement traités jusqu’à séchage complet. Lisez toujours attentivement les étiquettes.
- Manipulation : Il est conseillé de porter des gants ou, à défaut, de bien se laver les mains après l’application. Tenez les pipettes hors de portée des enfants.
- Un Engagement Mensuel : L’efficacité repose sur la régularité. Oublier une application, c’est créer une fenêtre de vulnérabilité pour votre chien. Un calendrier ou des rappels peuvent être utiles.
3. Comprimés anti-tiques
Les comprimés anti-tiques représentent une solution innovante et pratique pour protéger les chiens contre les parasites. Leur utilisation nécessite toutefois une compréhension approfondie de leur fonctionnement, de leur spectre d’action et des précautions à prendre.
Mécanismes d’action des comprimés anti-tiques
Les comprimés anti-tiques modernes reposent principalement sur des molécules de la famille des isoxazolines (afoxolaner, fluralaner, sarolaner, lotilaner), qui ciblent le système nerveux des arthropodes. Ces substances inhibent les canaux chlorure dépendants du GABA et du glutamate, entraînant une hyperexcitation neuromusculaire mortelle pour les tiques.
Caractéristiques pharmacocinétiques :
- Absorption rapide : Concentration plasmatique maximale atteinte en 2 à 4 heures pour l’afoxolaner (NexGard®), 24 heures pour le fluralaner (Bravecto®).
- Durée d’action prolongée : Persistance sanguine de 1 à 3 mois selon la molécule, grâce à une forte affinité pour le tissu adipeux.
- Élimination : Principalement via les fèces (60-90%), avec une demi-vie variable selon les races (jusqu’à 47 jours chez les Colleys pour l’afoxolaner).
Principales marques et spécificités
| Marque | Substance active | Dosage typique | Durée efficacité | Cibles parasitaires |
|---|---|---|---|---|
| NexGard® | Afoxolaner | 2.7-7 mg/kg | 1 mois | Tiques (Ixodes, Dermacentor), puces, acariens (gale, démodécie) |
| Bravecto® | Fluralaner | 25-56 mg/kg | 3 mois | Tiques (12 semaines), puces, Sarcoptes |
| Simparica® | Sarolaner | 2 mg/kg | 1 mois | Tiques (Rhipicephalus), puces, démodécie |
| AdTab® | Lotilaner | 20-43 mg/kg | 1 mois | Tiques, puces |
Efficacité clinique et limites
Avantages démontrés :
- Action systémique : Les molécules circulent dans le sang, protégeant l’ensemble du corps.
- Efficacité sur tiques résistantes : Les isoxazolines conservent une activité contre les souches résistantes aux pyréthrinoïdes.
- Effet préventif sur les maladies vectorielles : Réduction de 98% du risque de babésiose avec le fluralaner en cas de piqûre par Dermacentor reticulatus.
Limitations notables :
- Latence d’action : Les tiques doivent commencer leur repas sanguin pour être exposées (risque résiduel de transmission pathogène).
- Variabilité interindividuelle : Biodisponibilité réduite chez les races à métabolisme hépatique rapide (ex : Lévriers).
- Spectre incomplet : Aucune efficacité contre les phlébotomes ou moustiques.
Sécurité d’emploi et effets indésirables
Contre-indications majeures :
- Chiens épileptiques (risque de déclenchement de crises)
- Femelles gestantes/allaitantes (données limitées)
- Chiens < 6 mois ou < 2 kg (selon formulation)
Effets secondaires rapportés (fréquence < 0.3%) :
- Troubles gastro-intestinaux (vomissements, diarrhée)
- Symptômes neurologiques (tremblements, ataxie, convulsions)
- Réactions cutanées (prurit, érythème)
Une étude pharmacovigilance européenne (2023) sur 12 000 chiens traités a montré une incidence globale d’effets indésirables de 0,22%, principalement liés à des surdosages ou à des prédispositions raciales.
Bonnes pratiques d’administration
- Respect strict du dosage :
- Utiliser une balance précise (erreur fréquente avec l’estimation visuelle)
- Fractionner les comprimés pour les chiens à la limite des tranches de poids
- Optimiser l’absorption :
- Administrer pendant ou juste après un repas (améliore la biodisponibilité de 30% pour l’afoxolaner)
- Éviter les médicaments antiacides 48h avant/suite
- Surveillance post-administration :
- Contrôler la prise effective (risque de régurgitation cachée)
- Noter tout comportement anormal dans les 72h
4. Sprays anti-tiques
Les sprays anti-tiques constituent une solution courante pour lutter contre les tiques et autres parasites chez le chien. Ils sont disponibles en version chimique ou naturelle, avec des modes d’action et des indications variées. Voici un tour d’horizon détaillé de cette option, ses avantages, ses limites et les conseils pour une utilisation optimale.
Mécanisme d’action et types de sprays
- Sprays insecticides : Contiennent des principes actifs chimiques (ex. : fipronil, perméthrine) qui tuent les tiques et autres parasites au contact. Ils agissent rapidement, souvent en moins de 24 heures, et sont efficaces en cas d’infestation massive.
- Sprays insectifuges : À base d’extraits naturels (margosa, lavandin, huiles essentielles), ils repoussent les tiques sans les tuer. Leur efficacité est surtout préventive et dépend de la fréquence d’application.
- Sprays apaisants : Certains sprays naturels soulagent les démangeaisons et irritations causées par les piqûres, mais n’ont pas d’action insecticide directe.
Avantages des sprays anti-tiques
- Action immédiate : Les sprays tuent ou repoussent rapidement les tiques présentes sur le chien, ce qui est particulièrement utile en cas d’infestation importante.
- Polyvalence : Ils peuvent cibler plusieurs types de parasites (puces, tiques, parfois moustiques).
- Utilisation possible chez les chiots ou animaux fragiles : Certains sprays naturels conviennent aux jeunes chiens ou à ceux ayant la peau sensible.
- Facilité d’application locale : Permet de traiter précisément une zone ou l’ensemble du corps.
Inconvénients et limites
- Durée d’action courte : La protection ne dure généralement qu’1 à 2 mois, voire moins pour les formules naturelles, nécessitant des applications fréquentes pour une protection continue.
- Application parfois fastidieuse : Peut être compliquée sur les chiens peu coopératifs ou de grande taille, et le bruit du spray peut effrayer certains animaux.
- Odeur désagréable : Certains produits ont une odeur forte, peu appréciée du chien et de son entourage.
- Précautions d’usage : Il faut éviter que le chien se lèche ou soit touché par des enfants tant que le produit n’est pas sec. Le port de gants est recommandé lors de l’application.
- Efficacité variable : Les sprays naturels sont moins efficaces en cas d’infestation massive et nécessitent souvent d’être relayés par des solutions chimiques.
Bonnes pratiques d’utilisation
- Application : Pulvérisez le spray à 10-20 cm du pelage, en couvrant toute la surface du corps, jusqu’à ce que le poil soit humide. Massez pour bien faire pénétrer le produit jusqu’à la peau.
- Fréquence : Renouvelez l’application selon les indications du fabricant (souvent toutes les 4 à 8 semaines pour les sprays chimiques, plus fréquemment pour les naturels).
- Précautions : Ne pas appliquer sur des chiots de moins de 10 semaines, éviter le contact avec les yeux et la bouche, et consulter un vétérinaire en cas de doute ou si le chien suit un traitement médical.
- Après application : Laissez sécher le produit sans essuyer, empêchez le chien de se lécher et évitez les bains pendant 48 heures.
5. Shampooings traitants
Les shampooings traitants anti-tiques contiennent des substances actives (insecticides ou acaricides) conçues pour tuer les parasites présents sur votre chien au moment du bain. Ils représentent une solution d’action immédiate, souvent qualifiée de « coup de poing ».
Quand sont-ils particulièrement utiles ?
- En cas d’infestation avérée : Si vous découvrez que votre chien est porteur de nombreuses tiques (ou puces), un bain avec un shampooing traitant est un excellent moyen d’éliminer rapidement la majorité de ces parasites. C’est souvent une première étape recommandée avant d’appliquer un traitement préventif de longue durée, permettant de « nettoyer le terrain ».
- En complément : Ils peuvent être utilisés occasionnellement, en plus d’une protection principale (collier, pipette, comprimé), si vous souhaitez un nettoyage en profondeur ou si vous avez l’impression que la protection habituelle faiblit légèrement avant la prochaine application.
- Pour certains cas spécifiques (sur avis vétérinaire) : Parfois, pour de très jeunes chiots ou des chiens très sensibles qui ne tolèrent pas d’autres formes de traitement, un shampooing peut être une option envisagée, mais toujours sous la supervision stricte d’un vétérinaire.
Avantages :
- Action immédiate : Leur principal atout est de tuer très rapidement les tiques et puces déjà présentes sur l’animal.
- Nettoyage : Ils combinent l’action traitante avec l’hygiène classique du bain, laissant le pelage propre.
- Facilité (relative) : Pour les chiens habitués au bain, l’application est simple.
Inconvénients :
- Absence quasi-totale d’effet rémanent : C’est LE point crucial. Une fois le shampooing rincé et le chien sec, l’effet protecteur disparaît très vite. Un chien peut donc attraper de nouvelles tiques dès la promenade suivante. Ils ne créent pas de barrière protectrice durable.
- Fréquence d’utilisation impossible : Pour maintenir une protection, il faudrait baigner le chien très (trop) fréquemment. Or, des bains répétés peuvent irriter la peau, perturber l’équilibre de son sébum et dessécher son pelage. De plus, la plupart des chiens (et de leurs propriétaires !) ne sont pas adeptes des bains multiples par semaine ou par mois.
- Application rigoureuse nécessaire : Pour être efficace, le shampooing doit être appliqué sur tout le corps, massé pour atteindre la peau, et souvent laissé poser quelques minutes avant d’être rincé très soigneusement, ce qui peut être long et fastidieux, surtout avec un chien peu coopératif ou à poil long.
- Risques d’irritation ou de mauvaise utilisation : Comme tout produit actif, il y a un risque d’irritation cutanée. Il faut aussi faire très attention à ne pas en mettre dans les yeux ou la gueule du chien et s’assurer qu’il ne se lèche pas pendant le temps de pose.
6. L’outil indispensable : Crochets ou pinces à tiques
Quelle que soit la méthode préventive choisie, il est essentiel d’avoir un outil pour retirer correctement une tique qui aurait réussi à se fixer. Ces instruments permettent d’extraire le parasite entièrement, sans laisser la tête, et ce, de manière mécanique, sans produits chimiques. Leur limite est évidente : ils n’offrent aucune protection préventive et nécessitent une inspection minutieuse et régulière de votre chien, surtout après chaque sortie en nature.
Avantages :
- Permettent de retirer une tique déjà fixée sans laisser la tête sous la peau
- Solution mécanique, sans produit chimique
Inconvénients :
- N’a aucune action préventive
- Nécessite une inspection régulière du chien, surtout après chaque balade
7. Solutions naturelles et compléments alimentaires
Face à la recherche de solutions plus douces et respectueuses de la santé animale, de nombreux propriétaires se tournent vers les compléments alimentaires et les alternatives naturelles pour protéger leur chien contre les tiques. Voici un point complet sur ces méthodes, leurs avantages, leurs limites et les conseils d’utilisation.
Fonctionnement des compléments alimentaires anti-tiques
Les compléments alimentaires anti-tiques agissent généralement en modifiant l’environnement interne ou l’odeur corporelle du chien, rendant ainsi l’animal moins attractif pour les tiques et autres parasites. Ils se présentent sous forme de poudres, de comprimés ou de liquides à mélanger à la nourriture.
Exemple : Tic Off Anibio
- Poudre naturelle à base d’argile verte et de minéraux.
- Agit sur l’acidité de l’organisme pour renforcer la résistance aux puces et tiques.
- Efficacité observée dès 6 à 10 jours d’utilisation régulière3.
- Peut être administré à tous les chiens, y compris les femelles gestantes ou allaitantes3.
- Facile à mélanger à la ration quotidienne3.
Solutions naturelles et insectifuges
Les solutions naturelles sont souvent à base d’extraits de plantes ou de substances minérales :
- Terre de diatomée : poudre minérale utilisée sur le pelage ou dans l’environnement du chien. Elle agit mécaniquement en endommageant la carapace des parasites.
- Huiles essentielles (lavandin, margosa, géraniol) : utilisées en sprays ou colliers naturels, elles repoussent les tiques par leur odeur.
- Compléments alimentaires à base d’ail, levure de bière, huiles végétales : censés modifier l’odeur de la peau et du pelage, ils sont parfois utilisés en prévention.
Avantages des solutions naturelles et compléments alimentaires
- Moins de substances chimiques : Réduisent le risque d’effets secondaires, conviennent aux chiens sensibles ou allergiques.
- Simplicité d’utilisation : Faciles à administrer au quotidien, souvent bien acceptés par les chiens.
- Peu de contre-indications : Utilisables chez les chiots, femelles gestantes ou allaitantes selon les produits.
- Effets bénéfiques secondaires : Certains compléments améliorent la qualité du pelage et de la peau.
Limites et inconvénients
- Efficacité variable : Les résultats peuvent différer selon les chiens et les situations. Ces solutions sont souvent insuffisantes en cas d’infestation massive ou dans les zones à haut risque.
- Effet préventif plutôt que curatif : Elles repoussent les tiques mais ne tuent pas les parasites déjà présents.
- Nécessité d’une utilisation régulière : Une prise quotidienne et continue est indispensable pour maintenir la protection.
- Peu de preuves scientifiques : L’efficacité de certains ingrédients naturels reste encore à démontrer de façon rigoureuse.
Bonnes pratiques d’utilisation
- Choisir des produits adaptés : Privilégier les compléments alimentaires et solutions naturelles spécifiquement formulés pour les chiens.
- Respecter les dosages : Suivre les recommandations du fabricant pour éviter tout risque de surdosage ou d’inefficacité.
- Combiner les méthodes : En période de forte activité des tiques ou en cas de risque élevé, il peut être judicieux d’associer ces solutions à des traitements vétérinaires classiques, sur avis du vétérinaire.
- Inspecter régulièrement le chien : Même avec une prévention naturelle, il est essentiel de vérifier le pelage après chaque promenade.
8. La nouveauté : Injections anti-tiques (par piqûre)
Une option plus récente gagne du terrain : l’injection. Administrée par le vétérinaire, elle offre une protection de très longue durée (plusieurs mois). C’est une solution pratique (pas de manipulation à la maison, pas de risque d’oubli ou de perte) et particulièrement adaptée aux chiens difficiles à traiter autrement.
Néanmoins, leur disponibilité peut encore varier, et elles nécessitent une visite chez le vétérinaire, avec un coût généralement plus élevé. Bien que rares, des effets secondaires sont possibles (réaction locale, troubles digestifs…). Il est aussi essentiel de vérifier avec votre vétérinaire l’étendue exacte de la protection, car elle ne couvre pas forcément tous les parasites.
Avantages :
- Protection longue durée (plusieurs mois, selon le produit)
- Administration unique par le vétérinaire, pas de manipulation à la maison
- Pas de risque de perte ou d’oubli de traitement
- Idéal pour les chiens difficiles à traiter par voie orale ou cutanée
Inconvénients :
- Disponibilité encore limitée selon les pays et les vétérinaires
- Nécessite une visite en clinique vétérinaire
- Coût généralement plus élevé qu’un traitement classique
- Possibles effets secondaires (rares) : réaction au point d’injection, troubles digestifs, réactions allergiques
- Ne protège pas toujours contre tous les types de parasites (vérifier l’étendue de la protection avec le vétérinaire)
Tableau récapitulatif
| Solution | Avantages principaux | Inconvénients principaux |
|---|---|---|
| Collier | Longue durée, facile, multi-parasites | Allergies, efficacité variable, risque de perte |
| Pipette | Facile, efficace, multi-parasites | Bains à éviter, irritations possibles |
| Comprimé | Simple, pas de restriction, longue durée | Pas tous parasites, contre-indications |
| Spray | Action rapide, infestations massives | Courte durée, application fastidieuse |
| Shampooing | Élimine rapidement, complémentaire | Effet court, applications répétées |
| Crochet/pince | Retrait complet, sans chimie | Pas préventif, inspection régulière nécessaire |
| Naturel/complément | Peu de chimie, faible risque | Efficacité variable, preuves limitées |
| Injection | Longue durée, pas de manipulation à la maison, idéal pour chiens difficiles | Disponibilité, coût, visite vétérinaire, effets secondaires possibles |
Bonnes pratiques
- Consultez toujours votre vétérinaire avant de choisir un traitement, surtout si votre chien présente des pathologies particulières.
- Adaptez la solution à l’âge, au mode de vie et à la sensibilité de votre chien.
- Inspectez régulièrement le pelage de votre animal, notamment après les promenades en zones à risque.
En combinant prévention, vigilance et traitement adapté, vous protégerez efficacement votre chien contre les tiques et les maladies qu’elles transmettent. Les nouvelles solutions injectables offrent une alternative intéressante, notamment pour les chiens difficiles à traiter, mais doivent toujours être administrées sous contrôle vétérinaire.
